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Collectif pour la promotion des Etats-Unis d'Afrique


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Pour une véritable démocratie dans l’espace CEDEAO

Publié: May 13, 2013 par admin Filed under: Economie CEDEAO Politique Afrique


Les propositions des sociétés civiles ouest-africaines

L'Afrique de l'Ouest est la région la plus instable de l'Afrique. Elle a enregistré le grand nombre de perturbations de l'ordre constitutionnel et de tentatives de coups d'Etat, depuis la ratification de la Charte de l’Union Africaine de la démocratie, des élections et la gouvernance en 2007. Face à cette instabilité récurrente, le Réseau Ouest Africain pour la Surveillance des Elections (ROASE) a réuni ses membres du 5 au 8 mai 2013 à Abuja, au Nigeria, pour discuter des résultats préliminaires d’une étude sur l’état de la ratification et la mise en œuvre de la Charte de l’Union Africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance dans la sous-région. Invité par le ROASE, le Coordonnateur national de la Convention de la société civile ivoirienne (CSCI), le Dr Christophe Kouamé, a participé à cette rencontre. Le réseau a lancé un appel à tous les gouvernements en Afrique de l’Ouest à faire preuve de plus d'engagement vers la consolidation de la démocratie dans leur pays en appliquant pleinement les principes de la Charte africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance. Le ROASE a aussi encouragé les pays africains qui n'ont pas encore signé et ratifié ladite Charte, notamment la Côte d’Ivoire, à en faire une priorité. La société civile et les députés ont été invités à relever le défi de la vulgarisation de cette Charte et celui du plaidoyer pour sa signature, sa ratification et sa mise en œuvre ultérieure. Cet appel a été élargi aux institutions internationales comme l'ONU, l'UA et la CEDEAO, en vue de contribuer au renforcement et à la consolidation de la démocratie sur le continent. Le ROASE est une coalition de groupes citoyens non partisans d'observation de 11 pays Ouest-Africains (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana, Guinée, Liberia, Mali, Nigeria, Niger, Sénégal, Sierra Leone, Togo).

H.O


La Françafrique est plus vivante et plus nocive que jamais

Publié: May 13, 2013 par admin Filed under: Politique Afrique


Le 6 mai 2013, le cĹ“ur n’était pas du tout Ă  la fĂŞte au palais de l’ÉlysĂ©e comme Ă  la rue Solferino (siège du Parti socialiste) pour des raisons que l’on peut aisĂ©ment deviner:  la politique d’austĂ©ritĂ© (30 milliards d’euros soustraits de la circulation Ă©conomique du pays) qui, pour Jean-Luc MĂ©lenchon, conduit inexorablement la France Ă  l’enlisement, le chĂ´mage qui n’arrĂŞte pas de grimper, l’affaire JĂ©rĂ´me Cahuzac (accusĂ© par les fins limiers de Mediapart de possĂ©der un compte en Suisse, l’ancien ministre du Budget nia devant l’AssemblĂ©e nationale avoir ouvert un compte Ă  l’étranger avant de se rĂ©tracter devant les juges, ce qui le contraignit Ă  quitter le gouvernement le 19 mars) qui a laissĂ© le sentiment que le PS est loin d’être une poche de moralitĂ© et de pratiquer lui-mĂŞme ce qu’il demande aux autres, la baisse continue de François Hollande dans les sondages (en avril 2013, seuls 23% des Français se disaient satisfaits de son action selon un sondage IFOP pour “Le Journal du dimanche”) et, last but not least, la loi sur le mariage gay qui a profondĂ©ment divisĂ© la sociĂ©tĂ© française. Pourquoi Hollande est-il tombĂ© en disgrâce en si peu de temps? Pourquoi est-il crĂ©ditĂ© par les derniers sondages d’un score jamais atteint sous la Ve RĂ©publique? Que lui reproche-t-on?

Pour Philippe Poutou, ancien candidat Ă  la prĂ©sidentielle et porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), la politique de F. Hollande n’est guère diffĂ©rente de celle de Sarkozy. “La continuitĂ© va mĂŞme, poursuit-il, jusqu’à des choses que l’on n’aurait pas imaginĂ©es de la part d’un gouvernement de gauche: la question du dĂ©mantèlement des camps Rom ou celle de la rĂ©gularisation des sans-papiers, oĂą c’est le mĂŞme chiffre [le nombre de reconduites Ă  la frontière] que celui de GuĂ©ant [l’ancien ministre de l’IntĂ©rieur] qui est visé”. Marine Le Pen, qui s’exprimait sur LCI, qualifie, elle, de catastrophique la première annĂ©e de Hollande. Selon la prĂ©sidente du Front national, Hollande ne se distingue pas de n’importe quel autre haut fonctionnaire. Mais la charge la plus violente est venue du co-prĂ©sident du Parti de Gauche (PG). En voici un extrait: “Il y a un an, la majoritĂ© de la France (...) a clairement choisi la voie du changement, de la rupture avec dix annĂ©es de reculs sociaux, d’autoritarisme, de racisme. Un an plus tard, c’est le gâchis et la colère”. La manifestation contre l’austĂ©ritĂ© et pour la 6e RĂ©publique, organisĂ©e le 5 mai 2013 entre Bastille et Nation par l’ancien socialiste, rĂ©vèle toutefois que le Front de gauche n’a pas l’intention “d’en rester lĂ , de se rallier Ă  l’idĂ©ologie de la dĂ©faite face aux forces de l’argent”.

Les Africains auront-ils, dans les mois Ă  venir, la mĂŞme rĂ©action que les militants du Front de gauche Ă  l’égard de la Françafrique que le SĂ©nĂ©galais Makhily Gassama compare Ă  « un monstre qui a surgi, telles des jumelles, en mĂŞme temps que les indĂ©pendances qui est partout et dont l’unique objectif est de s’enrichir et de saborder les indĂ©pendances de l’Afrique en les vidant de leur substantifique moelle, en mettant et soutenant Ă  la tĂŞte des États africains des ĂŞtres d’un autre âge – vu leur mentalitĂ© arriĂ©rĂ©e –, venus de nulle part, corrompus, manipulables, prĂŞts Ă  tous les crimes pour se maintenir au pouvoir[1] ou bien continueront-ils Ă  s’enfermer dans une spiritualitĂ© dĂ©sincarnĂ©e, attendant que Dieu descende du Ciel pour les libĂ©rer du joug de la paupĂ©risation et de la clochardisation? Difficile de le savoir. Ce qui est certain, en revanche, c’est que Hollande est loin d’avoir tenu les promesses faites Ă  Dakar le vendredi 12 octobre 2012 devant les dĂ©putĂ©s sĂ©nĂ©galais. Que disait-il ce jour-lĂ ? Que “le temps de la Françafrique Ă©tait rĂ©volu” et  que “les Ă©missaires, les intermĂ©diaires et les officines trouveraient dĂ©sormais porte close  Ă  la prĂ©sidence de la RĂ©publique française comme dans les ministères”, qu’il n’était “pas venu en Afrique pour  imposer un exemple, ni pour dĂ©livrer des leçons de morale” mais qu’il regardait “les Africains comme des partenaires et des amis”. Il ajoutait que l’amitiĂ© crĂ©e des devoirs parmi lesquels la sincĂ©ritĂ©. Il plaidait aussi pour qu’Africains et Français se disent tout “sans ingĂ©rence mais avec exigence” et que se noue “un partenariat entre la France et l’Afrique, avec des relations fondĂ©es sur le respect, la clartĂ© et la solidaritĂ©[2]”.

Comme Hollande souhaite qu’on se dise tout et qu’on soit sincère, je voudrais profiter du premier anniversaire de son arrivée au pouvoir pour lui dire sincèrement qu’il ment en parlant d’amitié entre l’Afrique et la France. On prête au général de Gaulle l’idée selon laquelle “les pays n’ont pas d’amis mais des intérêts”. La France n’est pas l’amie de l’Afrique car, si le mot “amitié” était une réalité et avait un sens pour les Français, Bokassa, Mobutu et Bozizé n’auraient jamais été reniés et obligés de chercher refuge ailleurs qu’en France après leur chute; si l’amitié était vraiment une valeur chère aux Français, Jacques Chirac et Lionel Jospin se seraient rendus au Sénégal le 30 décembre 2001 pour assister aux obsèques de Léopold Sédar Senghor qui non seulement travailla pour le rayonnement politique, économique et culturel de la France mais épousa en secondes noces une Normande. Est-il nécessaire de rappeler que cette absence des hauts dirigeants de la France fut perçue par nombre d’Africains comme la seconde dévaluation de l’Afrique francophone. Pour revenir à Hollande, on doit admettre qu’il est resté au niveau de l’incantation, qu’à travers son discours dakarois, c’est la France qui a endormi une fois de plus les Africains avec des paroles mielleuses, qu’il y a un grand fossé entre ses paroles sur l’Afrique et sa politique africaine, que la Françafrique est plus vivante et plus nocive que jamais.

Plusieurs faits attestent que F. Hollande a trompé les Africains qui avaient cru qu’il apporterait enfin le changement dans les relations entre la France et ses anciennes colonies et qu’il n’est en rien différent de tous ses prédécesseurs mais je me contenterai de n’en citer que trois. Premièrement, entre mai 2012 et mai 2013, on a assisté à un incessant ballet à l’Élysée de présidents africains non seulement inamovibles mais discrédités par la répression, la corruption et l’incompétence de leurs régimes.

Deuxièmement, le président français a maintenu dans certains pays africains (Centrafrique, Côte d’Ivoire, Djibouti, Gabon, Sénégal, Tchad) des bases militaires dont l’une des missions est de protéger et de défendre en cas de tentative de coup d’État les présidents qui veillent sur les intérêts français ou, si l’on préfère, qui laissent la France piller nos richesses. Si l’on en croit le dernier Livre blanc de la défense et de la sécurité nationale, le départ des troupes françaises d’Afrique n’est pas pour demain alors que le précédent Livre blanc (2008) préconisait de ne garder que les bases françaises de Libreville et de Djibouti. La décision de ne pas fermer les bases françaises est d’autant plus incompréhensible que le déficit public ne cesse de se creuser (Bercy réussira-t-il à le faire passer de 4, 8% du PIB en 2012 à moins de 3% fin 2014 comme l’exige Bruxelles?) et que l’État a besoin d’argent pour renflouer ses caisses.

Le troisième exemple concerne les futures Ă©lections au Mali. Alors que l’État n’existe plus que de nom et que le pays et l’armĂ©e ne sont pas encore rĂ©unifiĂ©s, Hollande tient Ă  ce que les Maliens aillent aux urnes le 19 juillet 2013 et il proclame haut et fort qu’il sera intraitable sur cette date. Si ceci n’est pas de l’immixtion dans les affaires internes du Mali, qu’est-ce que ça pourrait bien ĂŞtre? Or, Ă  Dakar, Hollande avait assurĂ© qu’il se garderait de toute ingĂ©rence. Et puis, si les Maliens dĂ©cident de voter Ă  un moment qui leur semble meilleur, en quoi cela empĂŞche-t-il Hollande de bien gouverner la France et d’honorer les engagements pris pendant la campagne Ă©lectorale? L’injonction hollandienne doit cacher des desseins inavouĂ©s. Comme le dit Demba Moussa DembĂ©lĂ©, l’intervention de la France au Mali “est en train de prendre l’allure d’une vĂ©ritable entreprise de recolonisation du Mali… qui se prĂ©sente sous le manteau de la lutte contre le terrorisme” ! Le chercheur sĂ©nĂ©galais considère “l’intervention française – et celles des autres pays occidentaux – au Mali et ailleurs en Afrique comme faisant partie d’une stratĂ©gie globale visant Ă  contrĂ´ler les ressources des pays africains pour tenter de sortir de la crise du capitalisme”. Plus loin, il ajoute: “Ce risque de recolonisation est renforcĂ© par l’annonce de l’ouverture d’une base militaire permanente au Mali au nom de la lutte contre le terrorisme[3]”. Le Nouvel Observateur du 7 fĂ©vrier 2013 abonde dans le mĂŞme sens lorsqu’il Ă©crit: “L’avenir des intĂ©rĂŞts français au Mali et dans la sous-rĂ©gion, avec notamment l’uranium du Niger exploitĂ© par AREVA, est l’aiguillon principal de cette intervention. Donc,celle-ci est essentiellement motivĂ©e par la nĂ©cessitĂ© de protĂ©ger les intĂ©rĂŞts stratĂ©giques et Ă©conomiques de la France.” Et pourtant, on nous a fait croire que la France allait au Mali pour sauver les Maliens des Djihadistes coupeurs de mains et distributeurs de coups de fouet. Les mĂ©dias occidentaux dont plus personne ne doute que plusieurs d’entre eux sont aux ordres du politique devaient faire avaler ces couleuvres. Noam Chomsky et Edward Herman appellent cela de la propagande et soutiennent que les dĂ©mocraties se servent de cette propagande vehiculĂ©e par les journaux et tĂ©lĂ©visions pour formater l’opinion publique et obtenir ainsi le feu vert de la population pour des causes obscures[4]. Mais gare Ă  quiconque osera prendre le contrepied de la propagande! L’ire des prĂ©tendus bienfaiteurs et pseudo-libĂ©rateurs ne tardera pas Ă  s’abattre sur lui (elle). C’est le cas d’Aminata TraorĂ© Ă  qui le consulat de France Ă  Bamako refusa en avril dernier le renouvellement de son visa. L’ancienne ministre de la Culture Ă©tait invitĂ©e par la Fondation Rosa-Luxemburg et le journal Prokla et l’association AfricAvenir Ă  participer Ă  une confĂ©rence Ă  Berlin, du 17 au 19 avril, sur le thème « Le Mali Ă  la croisĂ©e des chemins, après l’intervention militaire et avant les Ă©lections ». A. TraorĂ© ne put se rendre en France après l’Allemagne parce que, très tĂ´t, elle ne cacha pas son opposition Ă  l’opĂ©ration “Serval”. Pour elle, en effet, « la guerre qui a Ă©tĂ© imposĂ©e aujourd’hui au Mali n’est pas une guerre de libĂ©ration du peuple malien, mais une guerre de pillage des ressources, (…) une guerre de positionnement pour une ancienne puissance coloniale ». La France de Hollande n’a pas acceptĂ© que son jeu soit ainsi dĂ©voilĂ©. Elle dĂ©cida alors de punir celle dont le seul crime est d’avoir mis les pieds dans le plat. La France se targue d’être un grand pays et la “patrie des droits de l’homme”. Or dire ce que l’on pense est un droit inaliĂ©nable. Fermer le territoire français Ă  une personne qui a eu le courage de parler des vrais enjeux de l’intervention française au Mali, la punir parce qu’elle a refusĂ© d’aboyer avec la meute ou de souscrire au jeu trouble de la France, ce n’est donc pas seulement ĂŞtre en contradiction avec ses propres principes. C’est surtout faire preuve de mesquinerie et de petitesse. Mais, comme le note opportunĂ©ment Rosa Moussaoui, “empĂŞcher que s’exprime une voix qui compte en Afrique, en privant cette intellectuelle de la libertĂ© de circulation, voilĂ  qui nous Ă©loigne des belles intentions dĂ©mocratiques affichĂ©es, Ă  Bamako et Tombouctou, par le prĂ©sident Hollande[5]”. Et Demba DembĂ©lĂ© enfonce le clou en faisant remarquer que “la France s’est dĂ©shonorĂ©e en interdisant son territoire Ă  une intellectuelle de cette envergure. La patrie de Jean-Paul Sartre, le philosophe qui a dominĂ© son siècle et a Ă©tĂ© de tous les combats pour l’émancipation des peuples opprimĂ©s, a dĂ©finitivement perdu son lustre et son rayonnement intellectuel. Oui, la France est vraiment tombĂ©e très bas, avec la montĂ©e inexorable de la xĂ©nophobie et du racisme[6].”

Je pourrais citer aussi le cas de la CĂ´te d’Ivoire oĂą l’assassinat du Français Philippe RĂ©mond par les FRCI, l’emprisonnement sans jugement  du Franco-Ivoirien Michel Gbagbo et la dĂ©tention arbitraire des dirigeants du FPI n’ont jamais Ă©mu M. Hollande et cela pour une double raison: le tort de toutes ces personnes est d’avoir supportĂ© Laurent Gbagbo qui a luttĂ© de toutes ses forces pour la souverainetĂ© de la CĂ´te d’Ivoire; d’autre part, celui qui organise journellement la traque et la persĂ©cution des pro-Gbagbo travaille pour l’État francais. Or celui-ci ne tolère pas qu’on l’empĂŞche de piller le cacao, le pĂ©trole, le gaz, l’or et les autres ressources naturelles du pays. En 1963 dĂ©jĂ , il prouva que personne ne doit lui rĂ©sister en poussant HouphouĂ«t-Boigny Ă  faire arrĂŞter et incarcĂ©rer les jeunes cadres du PDCI qui ne supportaient pas que la France soit encore trop puissante dans une CĂ´te d’Ivoire indĂ©pendante et qu’à compĂ©tences Ă©gales les expatriĂ©s français soient mieux payĂ©s qu’eux.

Tout ce qui précède nous fait voir que la politique africaine de la France n’a pas changé sous François Hollande. Seuls les naïfs pourraient penser que l’ancien maire de Tulle est différent de Sarkozy, croire que l’armée française a débarqué au Mali pour les beaux yeux des Maliens ou bien pour renvoyer l’ascenseur à une Afrique qui combattit aux côtés de la France pendant les deux premières guerres mondiales.

Karl Marx aimait Ă  dire qu’il ne s’agit pas de se contenter d’expliquer le monde mais de le transformer. Comment pouvons-nous transformer  notre situation? Que devons-nous faire pour que les choses changent? Le mĂŞme Marx a Ă©crit des lignes splendides sur la religion. Il dit par exemple ceci: “La religion est chargĂ©e de donner une apparence de spiritualitĂ© Ă  un monde matĂ©rialiste qui transforme les hommes en choses, en force productive. Mais elle est aussi lĂ  pour que rien ne change, pour obtenir le consentement de la population. Elle est donc ce mensonge qui nous permet de supporter le monde dans lequel nous vivons[7]”. Je vois des hommes et femmes passer tout leur temps dans les Ă©glises. Ces personnes ne font que prier. Je ne suis pas contre la prière. Je veux simplement dire que la vraie prière doit dĂ©boucher sur l’action ou l’engagement et qu’une lecture profonde de la Bible montre que le Dieu de MoĂŻse et de JĂ©sus-Christ ne prend pas son parti de l’oppression, de l’injustice, de la discrimination ou de la domination mais qu’Il nous appelle, comme MoĂŻse et JĂ©sus, non pas Ă  supporter (subir) le monde mais Ă  le transformer en affrontant d’une manière ou d’une autre les Pharaons et HĂ©rodes qui affament, torturent ou assassinent l’homme créé Ă  son image et  resemblance.

 

Jean-Claude DJEREKE

 Chercheur au Cerlecad, Ottawa, (Canada) et auteur de “L’Afrique et le dĂ©fi de la seconde indĂ©pendance”, Paris, L’Harmattan, 2012.

 


[1] Cf. M. Gassama, « Un demi-siècle d’aventure ambiguĂ« », 50 ans après, quelle indĂ©pendance pour l’Afrique ?, Paris, Éditions Philippe Rey, 2010, p. 156.

 

[2] Le Monde du 12 octobre 2012.

 

[3] Demba DembĂ©lĂ©, “ L’affaire Aminata TraorĂ©: une honte pour la France!”,  www.cameroonvoice.com du 10 mai 2013.

 

[4] N. Chomsky et E. Herman, La fabrique du consentement. De la propagande médiatique en démocratie, New York, Pantheon Books, 1988.

 

[5] Cf. L’Humanité du 22 avril 2013.

 

[6] Demba DembĂ©lĂ©, “ L’affaire Aminata TraorĂ©: une honte pour la France!”,  www.cameroonvoice.com du 10 mai 2013.

 

[7] K. Marx, Critique de la philosophie du droit de Hegel (1843).


Exclusif : Transférée pour des soins médicaux à Abidjan, Voici de quoi souffre Simone Gbagbo

Publié: May 13, 2013 par admin Filed under: CĂ´te d'Ivoire

Simone Ehivet Gbagbo, l’épouse officielle de Laurent Gbagbo, ancien chef de l’Etat ivoirien, a été (re)embarquée, à bord d’un hélicoptère de l’Onuci, ce mercredi 08 mai 2013, aux environs 13 h en direction d’Odienné ( Nord), la tête, soigneusement enveloppée dans un bandage, voire un pansement, selon une source médicale.

Dans le  service  de cette grande clinique d’Abidjan oĂą l’ex-dĂ©putĂ© d’Abobo fut  admise une semaine plus tĂ´t, les langues se dĂ©lient. On fait Ă©tat, notamment,  «  de plaies  et autres contusions  de mauvaise augure» qui auraient sĂ©rieusement affectĂ©  « son cuir chevelu  ».  «  Son Ă©tat de santĂ©  nĂ©cessitait une prise en charge mĂ©dicale  immĂ©diate » nous confie notre source.

Ce spĂ©cialiste avec qui nous nous sommes entretenu le mercredi 08 mai 2013,  le jour mĂŞme du retour de l’ex-première Ă  OdiennĂ© dans sa rĂ©sidence surveillĂ©e, affirme, notamment «  que Simone Gbagbo Ă©tait Ă  deux doigts de perdre sa voute crânienne du fait de ces plaies très complexes qui la ronge ».  Pour dire les choses de façon prosaĂŻque, Simone Ehivet Gbagbo a des plaies sur la tĂŞte, sous ces cheveux,  au point qu’elle  souffre «  d’un traumatisme cranio-cĂ©rĂ©bral ».

Notre interlocuteur, qui a formellement requis l’anonymat,  s’est toutefois gardĂ© de se prononcer sur l’origine de ces plaies, affirmant nĂ©anmoins que « la cicatrisation  ne peut  pas prendre assez de temps,  car ce sont des lĂ©sions qui ne sont pas consĂ©cutives  Ă  des fractures ».

 Pour lui  administrer, de façon adĂ©quate,  les soins mĂ©dicaux «  dont elle a besoin » selon le ministre de la justice et des droits de l’homme, Coulibaly Gnenema,  les «  mĂ©decins ont  coupĂ© les cheveux très courts »  Ă  leur patiente.  Objets contondants, usage sans modĂ©ration de  produits de soins des cheveux, on ne sait toujours pas l’origine des lĂ©sions que portent Simone Gbagbo sur la tĂŞte. « La principale fonction du cuir chevelu c’est d’offrir une protection, en plus de la boĂ®te crânienne, au cerveau » ajoute notre source.  « C’est ce qui fait aussi son principal danger en cas de lĂ©sion », a-t-il prĂ©cisĂ©.

 Armand B. DEPEYLA


Côte d’Ivoire: les élections locales marquent l’échec de l’alliance RDHP

Publié: May 13, 2013 par admin Filed under: CĂ´te d'Ivoire

Dans le quartier populaire de Treichville, Ă  Abidjan, le 18 avril 2013. 
Une affiche de la CEI proclame :«Si vous avez perdu l'élection 
aujourd'hui, félicitez le vainqueur, votre tour viendra demain».AFP / SIA KAMBOU

La Commission électorale indépendante ivoirienne (CEI) a publié vendredi 27 avril la totalité des résultats des élections municipales et régionales du 21 avril dernier. Un scrutin émaillé de violences et boycotté par le Front populaire ivoirien (FPR), principal parti d'opposition. Ces élections confirment l'ancrage local du Rassemblement des républicains (RDR) – le parti d'Alassane Ouattara, qui était pourtant censé faire alliance avec le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), l'ancien parti unique. Une alliance qui avait permis à Alassane Ouattara de gagner la présidentielle de 2010 mais qui semble bien affaiblie.

Les journaux proches du RDR et du PDCI sont les premiers Ă  enterrer l'alliance du Rassemblement des houphouĂ«tistes pour la dĂ©mocratie et la paix (RHDP) : chaque camp y compte ses points. Quant aux rares candidats qui ont gagnĂ© sous la bannière unifiĂ©e, la presse rappelle leur appartenance Ă  l'un ou l'autre des partis politiques. Le rassemblement semble donc consumĂ©, d'autant que de nombreux candidats des deux partis se sont affrontĂ©s dans plusieurs villes ou rĂ©gions, certains contestant violemment le verdict des urnes.

Moins de 10 personnes ont fait campagne au nom du RHDP pour les municipales, sur 659 candidatures. Selon plusieurs observateurs, c'est la preuve que l'alliance a volé en éclats. Ils l'expliquent notamment par les dissensions au sein même du RDR : de nombreux membres du parti présidentiel qui n'avaient pas été désignés par la direction se sont présentés en indépendants, et beaucoup ont été élus.


Un bureau de vote d’Abidjan le 21 avril 2013.AFP / ISSOUF SANOGO
Le 18 mai prochain l'alliance fêtera ses 8 ans à Paris en présence de nombreux cadres du RDR et du PDCI – l'occasion de relancer le processus aux yeux de ceux qui y croient encore –, alors que la candidature d'Alassane Ouattara à la présidentielle de 2015 semble se confirmer.


Source : RFI


France : Déclaration de patrimoine : des ministres propriétaires mais endettés

Publié: Apr 15, 2013 par admin Filed under: Monde Europe
Première étape de la moralisation voulue par M. Hollande, le 
patrimoine des trente-sept membres du gouvernement a été mis en ligne 
lundi en fin d'après-midi. | AFP/FRED DUFOUR

Les dĂ©clarations de patrimoine de Jean-Marc Ayrault et des 37 ministres ont Ă©tĂ© publiĂ©es lundi 15 avril peu après 18 heures sur le site Internet declarations-patrimoine.gouvernement.fr.  Initialement attendue pour 17 heures, la publication inĂ©dite de ces patrimoines a Ă©tĂ© retardĂ©e par Matignon pour des raisons de "sĂ©curitĂ©" et d'"accessibilitĂ©" du site.

Ces déclarations recensent, par pôles ministériels, les biens immobiliers, véhicules, bijoux, mais pas les déclarations d'impôts.

  • Jean-Marc Ayrault, premier ministre (.pdf), dĂ©clare un patrimoine de 1,55 millions d'euros composĂ© notamment d'une rĂ©sidence principale Ă  Nantes (650 000 euros), d'une rĂ©sidence secondaire dans le Morbihan (540 000 euros), et de contrats d'assurances-vie Ă  son nom et celui de sa femme. Il n'oublie pas son vieux Combi Volkswagen de 1988 Ă©valuĂ© Ă ... 1 000 euros.
  • Laurent Fabius, ministre des affaires Ă©trangères (.pdf), fait partie des plus fortunĂ©s avec un patrimoine estimĂ© Ă  6,07 millions d'euros, composĂ© notamment d'un appartement Ă  Paris (2,7 millions d'euros), de deux rĂ©sidences secondaires, de placements en Bourse (1,284 millions d'euros) et d' une Assurance vie de (516 349 euros). Il apparaĂ®t dans sa dĂ©claration que le ministre a fait des placements qui permettent de rĂ©duire son impĂ´t sur le revenu ou son impĂ´t sur la fortune (ISF).
  • Michel Sapin, le ministre des affaires sociales (.pdf) est un des autres très gros patrimoine du gouvernement, avec 2,15 millions d'euros. Il possède de nombreux biens immobiliers, notamment Ă  Argenton-sur-Creuse, ville dont il Ă©tait maire jusqu'Ă  son entrĂ©e au gouvernement, oĂą il dĂ©tient une propriĂ©tĂ© de 433 ha, mais aussi un appartement dans le 7e arrondissement de Paris, une maison en Savoie et un autre Ă  l'Ă®le d'Yeu. Peut-ĂŞtre est-ce pour s'y rendre qu'il est aussi propriĂ©taire d'un petit bâteau "pĂŞche promenade" (d'une valeur de 4 000 euros) ?
  • Pierre Moscovici, ministre de l'Ă©conomie et des finances (.pdf), dĂ©tient un patrimoine comparativement modeste, estimĂ© Ă  268 000 euros. Il dĂ©tient principalement un appartement de 125 m2 Ă  MontbĂ©liard (Doubs) et un peu d'Ă©pargne. ParticularitĂ© intĂ©ressante pour un ministre de l'Ă©conomie, en ses temps de rigueur budgĂ©taire, Pierre Moscovici, contrairement Ă  la plupart de ses collègues, n'est pas endettĂ©.

Ce qui n'est pas le cas de la plupart de ses collègues, souvent propriétaires mais tributaires de lourds emprunts.

  • Vincent Peillon, ministre de l'Ă©ducation (.pdf), dĂ©clare une maison Ă  650 000 euros dans l'Essonne, plus de 33 000 euros sur diverses comptes bancaires, et trois prĂŞts "habitat" souscrits en 2012 et 2013 (d'une valeur totale de 530 000 euros, soit près de 4 000 euros Ă  rembourser chaque mois).
  • Bernard Cazeneuve, le ministre du budget (.pdf) possède une maison valant 550 000 euros Ă  Lamorlaye (Oise). Mais il rembourse plusieurs prĂŞts pour un total de 410 000 euros, soit 3 200 euros de mensualitĂ©s.
  • Manuel Valls, ministre de l'intĂ©rieur (.pdf), est propriĂ©taire d'un appartement Ă  Evry, estimĂ© Ă  284 500 euros et pour lequel il rembourse encore un prĂŞt immobilier (306 000 euros). Il dĂ©tient 1 % d'une SCI pour un appartement de 44 m2 Ă  Paris, et annonce environ 80 000 euros de meubles et objets divers.
  • Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif (.pdf), dĂ©clare possĂ©der 40 % d'un appartement parisien d'une valeur actuelle de 890 000 euros, et plusieurs comptes bancaires oĂą sont repartis 321 420 euros. Il lui reste près de 95 000 de prĂŞts immobiliers Ă  rembourser.
  • AurĂ©lie Filippetti, ministre de la culture (.pdf), dĂ©clare un seul bien – en plus de 10 euros sur cinq comptes bancaires diffĂ©rents – mais c'est un appartement de 71 m2 dans le 5e arrondissement de Paris,  d'une valeur de 710 000 euros. Il lui reste cependant 313 000 euros Ă  rembourser via deux crĂ©dits immobiliers souscrits en 2009.

Sans surprise, les patrimoines les plus modestes sont Ă  chercher parmi les ministres les plus jeunes :

  • Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, 35 ans (.pdf), est ainsi l'une des rares ministres Ă  ne pas ĂŞtre propriĂ©taire. Son patrimoine de 106 000 euros est principalement composĂ© d'Ă©pargne bancaire, et d'un scooter.
  • Delphine Batho, ministre de l'Ă©cologie, 40 ans (.pdf),  dĂ©clare l'un des plus faibles patrimoines de l'ensemble du gouvernement. Elle ne possède selon sa dĂ©claration que 16 000 euros d'Ă©pargne mais près de  100 000 euros de meubles.

Certaines déclarations étonnent par leur précision :

  • Christiane Taubira, ministre de la justice (.pdf), a estimĂ© jusqu'Ă  la valeur de ses trois vĂ©los dont un de 1996 (200 euros)... Elle dĂ©clare par ailleurs deux maisons et des terrains Ă  Cayenne (Guyane), qui portent son patrimoine dĂ©clarĂ© Ă  un peu plus de 440 000 euros.

Tandis que la ministre de la justice estime ses vieux vélos, quatre ministres n'ont pas pris la peine de faire évaluer la valeur de leurs voitures. Si la Peugeot 206 et la Renault Clio de Frédéric Cuvillier (.pdf) ne doivent plus valoir grand chose, avec respectivement 113500 et 77800 kilomètres au compteur, Jean-Yves Le Drian (.pdf) omet les deux voitures partagées avec sa femme (d'une valeur cumulée de près de 15 000 euros à l'argus).

  • Outre ces voitures, le ministre de la dĂ©fense Jean-Yves Le Drian dĂ©tient un peu moins de 600 000 euros de patrimoine. Il est notamment propriĂ©taire d'une maison de vacances Ă  Guidel, en Bretagne, Ă©valuĂ©e Ă  800 000 euros et pour laquelle il rembourse un prĂŞt immobilier.
  • Michèle Delaunay, la ministre dĂ©lĂ©guĂ©e aux personnes âgĂ©es(.pdf) avait pris les devants et rĂ©vĂ©lĂ© son patrimoine dans Sud Ouest dès lundi matin en indiquant que c'Ă©tait "une Ă©preuve". Ancien mĂ©decin des hĂ´pitaux, elle est en effet, avec Laurent Fabius, la ministre la plus riche, avec un patrimoine d'environ 5,3 millions d'euros, incluant la part de son conjoint fonctionnaire europĂ©en en retraite. Ce chiffre inclut 2,1 millions d'euros de biens immobiliers, avec deux biens Ă  Bordeaux, un Ă  Arcachon et un Ă  Hossegor. Elle est l'une des ministres dĂ©tenant les placements les plus importants (1,1 million d'euros), avec une bonne part placĂ©s en bourse.

VOYEURISME

Rassemblées en fin de semaine dernière par le secrétariat général du gouvernement, ces déclarations ont été numérisées par le Service d'information du gouvernement (SIG).

Un projet de loi, présenté en Conseil des ministres, devrait prévoir que cette obligation soit étendue aux parlementaires, présidents de collectivités territoriales, membres des cabinets ministériels et directeurs d'administration centrale.

Comme Michèle Delaunay, une dizaine de ministres avaient pris les devants en dévoilant ces derniers jours leur patrimoine comme Arnaud Montebourg (redressement productif), Marie-Arlette Carlotti (exclusion), Cécile Duflot (logement), ou Marisol Touraine (santé).

Annoncée pour tenter d'éteindre l'incendie allumé par l'affaire Jérôme Cahuzac, cette publication est loin de faire l'unanimité au sein de la majorité, certains, comme le président PS de l'Assemblée, Claude Bartolone, y décelant une forme de "voyeurisme".

D'après les sondages, une majoritĂ© de Français sont favorables Ă  cette publication.


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