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Naissance de la compagnie Air Côte d’Ivoire, en partenariat avec Air France

Publié: May 16, 2012 par admin Filed under: Côte d'Ivoire

Le ministre ivoirien des Finances Charles Koffi Diby (G) 
et le directeur de Air France pour l'Afrique et le Moyen Orient  Pierre 
Descazeaux (D) le 15 mai 2012 à Abidjan ©AFP
Le ministre ivoirien des Finances Charles Koffi Diby (G) et le directeur de Air France pour
l'Afrique et le Moyen Orient Pierre Descazeaux (D) le 15 mai 2012 à Abidjan ©AFP

La nouvelle compagnie Air Côte d’Ivoire a été officiellement créée mardi à Abidjan, résultat d’un partenariat entre l’Etat ivoirien et Air France après la faillite d’Air Ivoire.

La convention créant la nouvelle compagnie aérienne a été signée par les principaux actionnaires que sont l’Etat de Côte d’Ivoire, Air France et le fonds Aga Khan.

Le gouvernement ivoirien avait annoncé en février que le capital de la compagnie était d’environ 25 milliards FCFA (quelque 38 millions d’euros).

Le capital est détenu à 51% par l’Etat, à 20% par Air France et à 15% par le fonds Aga Khan, 14% allant à des investisseurs privés, a déclaré lors de la cérémonie le général Abdoulaye Coulibaly, président du comité de pilotage d’Air Côte d’Ivoire.

Air France devait au départ détenir 35%, mais, début 2012, le fonds Aga Khan "est venu prendre 15% des 35%" détenus par la compagnie française, a-t-il précisé.

"Cela nous a permis de créer un partenariat avec le groupe Célestair, que dirige le réseau Aga Khan" et auquel appartiennent les compagnies Air Mali et Air Burkina, a-t-il ajouté.

Pour Pierre Descazeaux, directeur général Afrique et Moyen-Orient pour Air France, le partenariat de la compagnie ivoirienne avec deux compagnies de pays voisins est "très important" pour "donner une grande chance de succès" à Air Côte d’Ivoire.

"D’ici quelque temps", l’Etat va céder ses parts au secteur privé, a souligné le ministre ivoirien de l’Economie, Charles Diby Koffi, sans plus de précision.

Le nombre d’avions dont disposera la compagnie n’a pas été précisé."Tous les pilotes seront ivoiriens", a relevé le général Coulibaly.

Aucune date de démarrage des activités d’Air Côte d’Ivoire n’a été donnée.Le lancement avait été précédemment annoncé pour fin avril.

Il était initialement prévu début 2012 mais a été retardé en raison surtout de négociations difficiles sur la répartition du capital, selon des sources proches du dossier.

Les autorités françaises ont pesé fortement pour qu’Air France, au départ réticente alors que le marché ouest-africain est difficile et la rentabilité limitée, accepte ce partenariat voulu par le gouvernement du président ivoirien Alassane Ouattara, au pouvoir depuis avril 2011, selon les mêmes sources.

Il y a deux ans, Air Ivoire a cessé ses vols, plombée par une dette gigantesque et des effectifs pléthoriques.Elle était détenue à 49,5% par l’Etat et à 50,5% par CFI Aérien, filiale du groupe Atlantique, propriété de l’homme d’affaires Bernard Koné Dossongui, considéré comme un soutien de l’ex-président Laurent Gbagbo.

Selon le général Coulibaly, le partenariat entre Air Côte d’Ivoire et Célestair va permettre à l’aéroport d’Abidjan de se relancer, après une décennie de crise politique, militaire et économique dans le pays.

"Notre aéroport a beaucoup souffert ces dernières années, passant de 1,2 million de passagers à 600.000 passagers.Nous pensons qu’avec le partenariat (avec) Air Mali et Air Burkina, nous pourrons d’ici à la fin de l’année atteindre le chiffre d’un million" de passagers, a-t-il indiqué.

ABIDJAN (AFP)


Sénégal : des milliers de personnes à l’hommage à Bocandé, défunte star du foot

Publié: May 16, 2012 par admin Filed under: Sénégal

Un Sénégalais brandit un portrait de Jules François Bocandé le 14 mai 2012 à Dakar ©AFP
Un Sénégalais brandit un portrait de Jules François Bocandé le 14 mai 2012 à Dakar ©AFP

Plusieurs milliers de personnes assistaient mardi après-midi à Dakar à l’hommage national du Sénégal à Jules François Bocandé, ex-international salué comme un "monument du football" de ce pays, décédé le 7 mai en France.

La cérémonie a officiellement débuté peu après 17H00 locales (et GMT) et l’arrivée du chef de l’Etat sénégalais Macky Sall au Stade Demba Diop, dans le centre de Dakar, où étaient rassemblées entre 25.000 et 30.000 personnes alors que des milliers d’autres se pressaient à l’extérieur.

Un corbillard municipal transportant la dépouille mortelle de Bocandé était arrivé une trentaine de minutes auparavant et a fait un tour de piste, sous de longs applaudissements de la foule debout, sous les yeux de la famille et des proches du défunt.

Le cercueil, recouvert du drapeau national, a été déposé sur un catafalque sur la pelouse, avec des gerbes et couronnes de fleurs tout autour.

L’hommage était rythmé par des chants religieux, notamment d’une chorale, et des chants propres à la Casamance, région du sud du Sénégal d’où est originaire Bocandé, mais aussi des prières, discours et témoignages.Le président Macky Sall devait s’exprimer en dernier, selon le programme.

Outre le président, étaient présents au stade plusieurs ministres, députés, des responsables sportifs dont le patron de la Fédération sénégalaise de football (FSF) Augustin Senghor, les anciens compagnons d’équipe de Bocandé, et de nombreux internationaux que le défunt footballeur avait encadré lors des campagnes victorieuses à la Coupe d’Afrique des Nations et à la Coupe du monde de 2002 : El Hadji Diouf, Kalilou Fadiga, Tony Mario Sylva...Tous avaient l’air éploré, beaucoup n’ont pu se retenir et ont fondu en larmes.

"C’était un père, un frère, un conseiller.J’ai mal au coeur, je ne peux rien dire, excusez-moi", a dit avec peine El Hadji Diouf.

Né le 25 novembre 1958 à Ziguinchor, en Casamance, Jules François Bocandé est décédé le 7 mai à Metz (est de la France), où il séjournait pour être soigné des conséquences d’un accident vasculaire cérébral (AVC) dont il a été victime il y a plusieurs mois.Il doit être inhumé mercredi à Ziguinchor.

DAKAR (AFP) - (AFP)


RDC : la société civile du Nord-Kivu dénonce les attaques meurtrières de rebelles rwandais

Publié: May 16, 2012 par admin Filed under: République Démocratique du Congo

Des rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda en 2009 à Pinga, en RDC ©AFP
Des rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda en 2009 à Pinga, en RDC ©AFP

La société civile de la province du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, a dénoncé des attaques meurtrières lundi attribuées aux rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

"Les usagers de la route ont été victimes d’embuscades et de braquages sur divers tronçons au nord du territoire de Rutshuru.Ces actes attribués aux rebelles rwandais des FDLR ont fait de nombreux morts, des blessés", précise dans un communiqué l’avocat Omar Kavota, vice-président de la société civile du Nord-Kivu.

Le texte évoque deux embuscades lundi dans la région de Kanyabayonga.Lors de la première, des FDLR présumés ont "tiré en rafale sur les véhicules, ciblant les militaires" des Forces armées (FARDC) qui avaient été "embarqués à mi-chemin".

Le bilan : "quatre militaires (...) tués et trois autres blessés.Du côté des civils, une femme a trouvé la mort et deux autres ont été grièvement blessées.Les assaillants se sont repliés dans le parc" des Virunga, frontalier du Rwanda et de l’Ouganda.

Dans le deuxième braquage, le greffier de Kanyabayonga, Daniel Muhindo Kakoti, a reçu une balle dans la poitrine, et a succombé à ses blessures.Quatre autres personnes ont été blessées.

"Tous les passagers (ont été) dépouillés de leur argent, téléphones et biens de valeur après avoir été passé à tabac.Pendant leur opération, ils (les FDLR) tiraient en l’air pour semer terreur et désolation", poursuit le texte.

D’après Me Oscar Kavota, les FDLR cherchent à destabiliser et démoraliser l’armée qui affronte dans le Rutshuru, sur plusieurs fronts, des mutins issus de l’ex-rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), intégrée dans l’armée en 2009.

Le communiqué indique par ailleurs que les FDLR ont procédé dans la nuit de lundi à un "pillage de porte à porte" dans la localité de Kimaka, dans le territoire voisin de Lubero, et ont ravi "de l’argent, des téléphones, du bétail et autres biens de valeur".

La population a fui craignant une menace des FDLR de les tuer, indique le communiqué, qui souligne qu’à Kimaka "on déplore l’absence de la police et des FARDC" malgré "l’activisme des FDLR" dans la zone.

La Cour pénale internationale (CPI) a demandé lundi un mandat d’arrêt contre Sylvestre Mudacumura, "chef suprême" des FDLR.Selon le procureur Luis Moreno Ocampo, il est responsable de meurtres, viols, tortures, persécutions et attaques délibérées contre des civils, commis entre janvier 2009 et août 2010 dans les Nord et Sud Kivu.

Kigali recherche certains éléments des FDLR pour leur rôle présumé dans le génocide de 1994 au Rwanda, qui avait fait 800.000 morts, surtout tutsi, selon l’ONU.

En RDC, ces rebelles sont régulièrement accusés de commettre des pillages, atrocités, viols et assassinats, contre les civils.

KINSHASA (AFP)


Tchad : un militaire tchadien tire sur des soldats français, un blessé

Publié: May 10, 2012 par admin Filed under: Tchad

Archives. Deux soldats français qui sortaient de la base française du dispositif Epervier à N'Djamena, ont été blessés par un Tchadien en motocyclette | AFP

Un militaire tchadien circulant sur une motocyclette a tiré sur deux soldats français qui sortaient de la base française du dispositif Epervier à N’Djamena, blessant un des militaires français à un coude, a appris mercredi l’AFP de source concordantes.

"Les deux soldats français à bord de leur véhicule sortaient de la base (Hadji Kossei)" et "un individu à bord d’une motocyclette a tiré quatre balles en direction des soldats français, blessant l’un d’entre eux à un coude", a indiqué à l’AFP une source proche de l’ambassade de France au Tchad.

"Les deux soldats français (...) s’appretaient à emprunter la rue principale" en sortant de la partie tchadienne de la base, selon cette source.

"Le soldat a été admis à l’antenne médicale française.Il s’en est tiré et va être évacué" a ajouté la même source.

Un officier de la police judiciaire tchadienne a confirmé cette version précisant : "la personne qui a tiré sur les militaires français est un militaire tchadien.Il a été arrêté et se trouve actuellement au B2 (deuxième bureau, renseignements militaires)".

Selon l’état-major à Paris, les deux soldats français ont été pris pour cible en début de matinée alors qu’ils se déplaçaient en tenue militaire, à bord d’un véhicule civil avec des plaques militaires françaises.

"A un arrêt, un individu a ouvert le feu sur eux avec une arme de poing", a précisé le porte-parole de l’état-major, le colonel Thierry Burkhard, qui a confirmé qu’un des deux militaires avait été blessé à un bras et que l’autre était indemne.Le blessé a été opéré par un médecin militaire français et "ses jours ne sont pas en danger", a-t-il ajouté.

"Il y a eu un renforcement des mesures de vigilance à N’Djamena, puisque la personne (tireur) n’a pas été immédiatement arrêtée.Elle sont maintenues pour l’instant, mais on ne sent pas une menace particulière", a indiqué le porte-parole.

Selon les informations dont l’état-major dispose, l’agresseur serait "un ancien militaire" tchadien."Une enquête est en cours, en contact avec les autorités tchadiennes", a conclu l’état-major..

La France dispose dans le cadre de l’opération Epervier déclenchée en 1986 de 950 hommes au Tchad, comprenant notamment un important dispositif aérien avec des avions de chasse.La base française à N’Djamena communique avec l’aéroport de N’Djamena, de même que la base d’Abéché dans l’Est, de moindre importance, est également située sur l’aéroport.

Le 11 août 2010, date anniversaire des cinquante ans de l’indépendance du pays, le président tchadien Idriss Deby Itno avait remis en cause Epervier, lançant : "Nous nous acheminons vers une révision de l’accord de siège entre Epervier et le Tchad".Il reprochait notamment à la France de ne rien payer pour sa présence militaire.

La présence de militaires français est mal vécue par une partie de la population qui a l’impression que la France pèse ainsi sur les décisions de leur pays.

Les rebelles tchadiens et certains opposants reprochent aussi aux Français d’avoir soutenu le régime d’Idriss Deby au pouvoir depuis 1990.En février 2008, la rébellion avait atteint les portes du palais présidentiel de N’Djamena.La France avait alors donné des renseignements et livré des munitions à l’armée tchadienne.

En janvier 2011, le ministre français de la Défense Alain Juppé avait indiqué vouloir faire "évoluer" le dispositif.De source militaire française, la base française au Tchad pourrait être utilisée dans le cadre de la surveillance et de la lutte contre les groupes armés, et notamment de groupes islamistes comme Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) dans la bande sahélienne.

N’DJAMENA (AFP)


Elections législatives en Algérie : début des opérations de vote

Publié: May 10, 2012 par admin Filed under: Algèrie

Des Algériennes assistent à un meeting électoral le 5 mai 2012 à Alger ©AFP
Des Algériennes assistent à un meeting électoral le 5 mai 2012 à Alger ©AFP

Les électeurs algériens se rendaient aux urnes jeudi pour élire leurs députés lors d’un premier scrutin test organisé après le Printemps arabe, avec pour enjeu le score des islamistes et la participation, a constaté un journaliste de l’AFP.

Les bureaux de vote ont ouvert à 08hO0 locales (07h00 GMT) pour permettre à plus de 21,5 millions d’électeurs de désigner 462 députés au cours de ce scrutin à la proportionnelle à un tour, selon les autorités.

Rachid Zeroual, ancien militant du Front de Libération Nationale et ancien adjoint au maire d’Alger, faisait partie des premiers électeurs à glisser le bulletin dans l’urne dans un bureau installé dans le quartier historique d’Alger.

"Il faut donner plus de chance à cette jeunesse après 50 ans au pouvoir.L’ancienne génération doit maintenant passer le flambeau.Moi j’ai voté pour un profond changement comme l’a déclaré le président Bouteflika", a déclaré M. Zeroual.

Mercredi, le président Abdelaziz Bouteflika a exhorté les Algériens, surtout les jeunes, à voter alors que la plupart d’entre eux se déclarent indifférents à la vie politique.M. Bouteflika, 75 ans, leur a assuré que "sa génération avait fait son temps" en Algérie, qui fête cette année ses 50 ans d’indépendance.

 La télévision d’Etat a diffusé des images montrant une foule dense devant un bureau de vote à Tiaret (350 km au sud d’Alger) et des électeurs se précipiter à l’intérieur pour aller voter.Elle a également montré des images montrant des femmes venues accomplir très tôt leur devoir d’électrice à Illizi, à 1.850 km au sud-est d’Alger.

Le taux de participation devrait être connu après la fermeture des bureaux de vote et les premiers résultats annoncés vendredi dans la matinée.

Le scrutin sur l’ensemble du territoire a été placé sous l’observation de quelque 500 étrangers, dont quelque 150 observateurs de l’UE, d’autres de la Ligue arabe, de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) de l’ONU et d’ONG américaines.

L’Algérie vit depuis des années au rythme de manifestations et d’émeutes contre le chômage, la vie chère, l’absence de logements et de soins qui se sont aggravées en janvier 2O11 dans la foulée de la révolution en Tunisie frontalière.

Face à cette situation, le président Bouteflika a lancé un programme de réformes sans réussir à convaincre les électeurs dont un grand nombre avait annoncé leur intention de boycotter le scrutin.

De premiers scrutins itinérants ont également commencé dans le sud désertique du pays où vivent des populations nomades, tandis qu’à l’étranger les Algériens ont commencé à voter depuis le 5 mai pour élire 8 députés.

Les bureaux fermeront à 19h00 locales, sauf prolongations autorisées au cas par cas, selon les autorités.De premiers scrutins itinérants ont déjà commencé dans le sud désertique du pays où vivent des populations nomades.

A l’étranger les Algériens ont commencé à voter depuis le 5 pour élire 8 députés parmi 44 partis, dont sept islamistes et 21 nouvelles formations, et des listes d’indépendants.

ALGER (AFP)


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