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Le ministre ivoirien des Finances Charles Koffi Diby (G)
et le directeur de Air France pour l'Afrique et le Moyen Orient Pierre
Descazeaux (D) le 15 mai 2012 à Abidjan ©AFP
La nouvelle
compagnie Air Côte d’Ivoire a été
officiellement créée mardi à Abidjan,
résultat d’un partenariat entre l’Etat ivoirien et Air
France après la faillite d’Air Ivoire.
La convention créant la nouvelle compagnie aérienne
a été signée par les principaux actionnaires
que sont l’Etat de Côte d’Ivoire, Air France et le
fonds Aga Khan.
Le gouvernement ivoirien avait annoncé en février
que le capital de la compagnie était d’environ 25
milliards FCFA (quelque 38 millions d’euros).
Le capital est détenu à 51% par l’Etat, à 20%
par Air France et à 15% par le fonds Aga Khan, 14%
allant à des investisseurs privés, a
déclaré lors de la cérémonie le
général Abdoulaye Coulibaly, président du
comité de pilotage d’Air Côte d’Ivoire.
Air France devait au départ détenir 35%, mais,
début 2012, le fonds Aga Khan "est venu prendre 15%
des 35%" détenus par la compagnie française,
a-t-il précisé.
"Cela nous a permis de créer un partenariat avec le
groupe Célestair, que dirige le réseau Aga
Khan" et auquel appartiennent les compagnies Air Mali et
Air Burkina, a-t-il ajouté.
Pour Pierre Descazeaux, directeur général Afrique
et Moyen-Orient pour Air France, le partenariat de la
compagnie ivoirienne avec deux compagnies de pays voisins
est "très important" pour "donner une
grande chance de succès" à Air Côte d’Ivoire.
"D’ici quelque temps", l’Etat va céder ses parts
au secteur privé, a souligné le ministre ivoirien
de l’Economie, Charles Diby Koffi, sans plus de précision.
Le nombre d’avions dont disposera la compagnie n’a pas
été précisé."Tous les pilotes
seront ivoiriens", a relevé le général Coulibaly.
Aucune date de démarrage des activités d’Air
Côte d’Ivoire n’a été donnée.Le
lancement avait été précédemment
annoncé pour fin avril.
Il était initialement prévu début 2012 mais a
été retardé en raison surtout de
négociations difficiles sur la répartition du
capital, selon des sources proches du dossier.
Les autorités françaises ont pesé fortement
pour qu’Air France, au départ réticente alors que
le marché ouest-africain est difficile et la
rentabilité limitée, accepte ce partenariat voulu
par le gouvernement du président ivoirien Alassane
Ouattara, au pouvoir depuis avril 2011, selon les mêmes sources.
Il y a deux ans, Air Ivoire a cessé ses vols,
plombée par une dette gigantesque et des effectifs
pléthoriques.Elle était détenue à 49,5%
par l’Etat et à 50,5% par CFI Aérien, filiale du
groupe Atlantique, propriété de l’homme d’affaires
Bernard Koné Dossongui, considéré comme un
soutien de l’ex-président Laurent Gbagbo.
Selon le général Coulibaly, le partenariat entre
Air Côte d’Ivoire et Célestair va permettre à
l’aéroport d’Abidjan de se relancer, après une
décennie de crise politique, militaire et
économique dans le pays.
"Notre aéroport a beaucoup souffert ces
dernières années, passant de 1,2 million de
passagers à 600.000 passagers.Nous pensons qu’avec le
partenariat (avec) Air Mali et Air Burkina, nous pourrons
d’ici à la fin de l’année atteindre le chiffre
d’un million" de passagers, a-t-il indiqué. ABIDJAN (AFP)
Un Sénégalais brandit un portrait de Jules François Bocandé le 14 mai 2012 à Dakar ©AFP
Plusieurs
milliers de personnes assistaient mardi après-midi
à Dakar à l’hommage national du Sénégal
à Jules François Bocandé, ex-international
salué comme un "monument du football" de ce
pays, décédé le 7 mai en France.
La cérémonie a officiellement débuté peu
après 17H00 locales (et GMT) et l’arrivée du chef
de l’Etat sénégalais Macky Sall au Stade Demba
Diop, dans le centre de Dakar, où étaient
rassemblées entre 25.000 et 30.000 personnes alors que
des milliers d’autres se pressaient à l’extérieur.
Un corbillard municipal transportant la dépouille
mortelle de Bocandé était arrivé une
trentaine de minutes auparavant et a fait un tour de piste,
sous de longs applaudissements de la foule debout, sous les
yeux de la famille et des proches du défunt.
Le cercueil, recouvert du drapeau national, a été
déposé sur un catafalque sur la pelouse, avec des
gerbes et couronnes de fleurs tout autour.
L’hommage était rythmé par des chants religieux,
notamment d’une chorale, et des chants propres à la
Casamance, région du sud du Sénégal d’où
est originaire Bocandé, mais aussi des prières,
discours et témoignages.Le président Macky Sall
devait s’exprimer en dernier, selon le programme.
Outre le président, étaient présents au stade
plusieurs ministres, députés, des responsables
sportifs dont le patron de la Fédération
sénégalaise de football (FSF) Augustin Senghor,
les anciens compagnons d’équipe de Bocandé, et de
nombreux internationaux que le défunt footballeur avait
encadré lors des campagnes victorieuses à la Coupe
d’Afrique des Nations et à la Coupe du monde de 2002 :
El Hadji Diouf, Kalilou Fadiga, Tony Mario Sylva...Tous
avaient l’air éploré, beaucoup n’ont pu se retenir
et ont fondu en larmes.
"C’était un père, un frère, un conseiller.J’ai mal au coeur, je ne peux rien dire, excusez-moi", a
dit avec peine El Hadji Diouf.
Né le 25 novembre 1958 à Ziguinchor, en Casamance,
Jules François Bocandé est décédé
le 7 mai à Metz (est de la France), où il
séjournait pour être soigné des
conséquences d’un accident vasculaire
cérébral (AVC) dont il a été victime il
y a plusieurs mois.Il doit être inhumé mercredi
à Ziguinchor. DAKAR (AFP) - (AFP)
Des rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda en 2009 à Pinga, en RDC ©AFP
La
société civile de la province du Nord-Kivu, dans
l’est de la République démocratique du Congo, a
dénoncé des attaques meurtrières lundi
attribuées aux rebelles des Forces démocratiques
de libération du Rwanda (FDLR).
"Les usagers de la route ont été victimes
d’embuscades et de braquages sur divers tronçons au
nord du territoire de Rutshuru.Ces actes attribués aux
rebelles rwandais des FDLR ont fait de nombreux morts, des
blessés", précise dans un communiqué
l’avocat Omar Kavota, vice-président de la
société civile du Nord-Kivu.
Le texte évoque deux embuscades lundi dans la
région de Kanyabayonga.Lors de la première, des
FDLR présumés ont "tiré en rafale sur les
véhicules, ciblant les militaires" des Forces
armées (FARDC) qui avaient été
"embarqués à mi-chemin".
Le bilan : "quatre militaires (...) tués et trois
autres blessés.Du côté des civils, une femme
a trouvé la mort et deux autres ont été
grièvement blessées.Les assaillants se sont
repliés dans le parc" des Virunga, frontalier du
Rwanda et de l’Ouganda.
Dans le deuxième braquage, le greffier de Kanyabayonga,
Daniel Muhindo Kakoti, a reçu une balle dans la
poitrine, et a succombé à ses blessures.Quatre
autres personnes ont été blessées.
"Tous les passagers (ont été)
dépouillés de leur argent, téléphones et
biens de valeur après avoir été passé
à tabac.Pendant leur opération, ils (les FDLR)
tiraient en l’air pour semer terreur et
désolation", poursuit le texte.
D’après Me Oscar Kavota, les FDLR cherchent à
destabiliser et démoraliser l’armée qui affronte
dans le Rutshuru, sur plusieurs fronts, des mutins issus de
l’ex-rébellion du Congrès national pour la
défense du peuple (CNDP), intégrée dans
l’armée en 2009.
Le communiqué indique par ailleurs que les FDLR ont
procédé dans la nuit de lundi à un
"pillage de porte à porte" dans la
localité de Kimaka, dans le territoire voisin de
Lubero, et ont ravi "de l’argent, des
téléphones, du bétail et autres biens de valeur".
La population a fui craignant une menace des FDLR de les
tuer, indique le communiqué, qui souligne qu’à
Kimaka "on déplore l’absence de la police et des
FARDC" malgré "l’activisme des FDLR" dans
la zone.
La Cour pénale internationale (CPI) a demandé lundi
un mandat d’arrêt contre Sylvestre Mudacumura,
"chef suprême" des FDLR.Selon le procureur
Luis Moreno Ocampo, il est responsable de meurtres, viols,
tortures, persécutions et attaques
délibérées contre des civils, commis entre
janvier 2009 et août 2010 dans les Nord et Sud Kivu.
Kigali recherche certains éléments des FDLR pour
leur rôle présumé dans le génocide de
1994 au Rwanda, qui avait fait 800.000 morts, surtout tutsi,
selon l’ONU.
En RDC, ces rebelles sont régulièrement
accusés de commettre des pillages, atrocités,
viols et assassinats, contre les civils. KINSHASA (AFP)
Un
militaire tchadien circulant sur une motocyclette a
tiré sur deux soldats français qui sortaient de la
base française du dispositif Epervier à N’Djamena,
blessant un des militaires français à un coude, a
appris mercredi l’AFP de source concordantes.
"Les deux soldats français à bord de leur
véhicule sortaient de la base (Hadji Kossei)" et
"un individu à bord d’une motocyclette a tiré
quatre balles en direction des soldats français,
blessant l’un d’entre eux à un coude", a
indiqué à l’AFP une source proche de l’ambassade
de France au Tchad.
"Les deux soldats français (...) s’appretaient
à emprunter la rue principale" en sortant de la
partie tchadienne de la base, selon cette source.
"Le soldat a été admis à l’antenne
médicale française.Il s’en est tiré et va
être évacué" a ajouté la même source.
Un officier de la police judiciaire tchadienne a
confirmé cette version précisant : "la personne
qui a tiré sur les militaires français est un
militaire tchadien.Il a été arrêté et
se trouve actuellement au B2 (deuxième bureau,
renseignements militaires)".
Selon l’état-major à Paris, les deux soldats
français ont été pris pour cible en
début de matinée alors qu’ils se
déplaçaient en tenue militaire, à bord d’un
véhicule civil avec des plaques militaires françaises.
"A un arrêt, un individu a ouvert le feu sur eux
avec une arme de poing", a précisé le
porte-parole de l’état-major, le colonel Thierry
Burkhard, qui a confirmé qu’un des deux militaires
avait été blessé à un bras et que
l’autre était indemne.Le blessé a été
opéré par un médecin militaire français
et "ses jours ne sont pas en danger", a-t-il ajouté.
"Il y a eu un renforcement des mesures de vigilance
à N’Djamena, puisque la personne (tireur) n’a pas
été immédiatement arrêtée.Elle
sont maintenues pour l’instant, mais on ne sent pas une
menace particulière", a indiqué le porte-parole.
Selon les informations dont l’état-major dispose,
l’agresseur serait "un ancien militaire" tchadien."Une enquête est en cours, en contact avec les
autorités tchadiennes", a conclu l’état-major..
La France dispose dans le cadre de l’opération Epervier
déclenchée en 1986 de 950 hommes au Tchad,
comprenant notamment un important dispositif aérien
avec des avions de chasse.La base française à
N’Djamena communique avec l’aéroport de N’Djamena, de
même que la base d’Abéché dans l’Est, de
moindre importance, est également située sur l’aéroport.
Le 11 août 2010, date anniversaire des cinquante ans de
l’indépendance du pays, le président tchadien
Idriss Deby Itno avait remis en cause Epervier,
lançant : "Nous nous acheminons vers une
révision de l’accord de siège entre Epervier et le
Tchad".Il reprochait notamment à la France de ne
rien payer pour sa présence militaire.
La présence de militaires français est mal
vécue par une partie de la population qui a
l’impression que la France pèse ainsi sur les
décisions de leur pays.
Les rebelles tchadiens et certains opposants reprochent aussi
aux Français d’avoir soutenu le régime d’Idriss
Deby au pouvoir depuis 1990.En février 2008, la
rébellion avait atteint les portes du palais
présidentiel de N’Djamena.La France avait alors
donné des renseignements et livré des munitions
à l’armée tchadienne.
En janvier 2011, le ministre français de la Défense
Alain Juppé avait indiqué vouloir faire
"évoluer" le dispositif.De source militaire
française, la base française au Tchad pourrait
être utilisée dans le cadre de la surveillance et
de la lutte contre les groupes armés, et notamment de
groupes islamistes comme Al-Qaïda au Maghreb islamique
(Aqmi) dans la bande sahélienne. N’DJAMENA (AFP)
Des Algériennes assistent à un meeting électoral le 5 mai 2012 à Alger ©AFP
Les
électeurs algériens se rendaient aux urnes jeudi
pour élire leurs députés lors d’un premier
scrutin test organisé après le Printemps arabe,
avec pour enjeu le score des islamistes et la participation,
a constaté un journaliste de l’AFP.
Les bureaux de vote ont ouvert à 08hO0 locales (07h00
GMT) pour permettre à plus de 21,5 millions
d’électeurs de désigner 462 députés au
cours de ce scrutin à la proportionnelle à un
tour, selon les autorités.
Rachid Zeroual, ancien militant du Front de Libération
Nationale et ancien adjoint au maire d’Alger, faisait partie
des premiers électeurs à glisser le bulletin dans
l’urne dans un bureau installé dans le quartier
historique d’Alger.
"Il faut donner plus de chance à cette jeunesse
après 50 ans au pouvoir.L’ancienne
génération doit maintenant passer le flambeau.Moi
j’ai voté pour un profond changement comme l’a
déclaré le président Bouteflika", a
déclaré M. Zeroual.
Mercredi, le président Abdelaziz Bouteflika a
exhorté les Algériens, surtout les jeunes, à
voter alors que la plupart d’entre eux se déclarent
indifférents à la vie politique.M. Bouteflika, 75
ans, leur a assuré que "sa génération
avait fait son temps" en Algérie, qui fête
cette année ses 50 ans d’indépendance.
La télévision d’Etat a diffusé des
images montrant une foule dense devant un bureau de vote
à Tiaret (350 km au sud d’Alger) et des électeurs
se précipiter à l’intérieur pour aller voter.Elle a également montré des images montrant des
femmes venues accomplir très tôt leur devoir
d’électrice à Illizi, à 1.850 km au sud-est d’Alger.
Le taux de participation devrait être connu après
la fermeture des bureaux de vote et les premiers
résultats annoncés vendredi dans la matinée.
Le scrutin sur l’ensemble du territoire a été
placé sous l’observation de quelque 500 étrangers,
dont quelque 150 observateurs de l’UE, d’autres de la Ligue
arabe, de l’Organisation de la Conférence Islamique
(OCI) de l’ONU et d’ONG américaines.
L’Algérie vit depuis
des années au rythme de manifestations et
d’émeutes contre le chômage, la vie chère,
l’absence de logements et de soins qui se sont
aggravées en janvier 2O11 dans la foulée de la
révolution en Tunisie frontalière.
Face à cette situation, le président Bouteflika a
lancé un programme de réformes sans réussir
à convaincre les électeurs dont un grand nombre
avait annoncé leur intention de boycotter le scrutin.
De premiers scrutins itinérants ont également
commencé dans le sud désertique du pays où
vivent des populations nomades, tandis qu’à
l’étranger les Algériens ont commencé à
voter depuis le 5 mai pour élire 8 députés.
Les bureaux fermeront à 19h00 locales, sauf
prolongations autorisées au cas par cas, selon les
autorités.De premiers scrutins itinérants ont
déjà commencé dans le sud désertique du
pays où vivent des populations nomades.
A l’étranger les Algériens ont commencé à
voter depuis le 5 pour élire 8 députés parmi
44 partis, dont sept islamistes et 21 nouvelles formations,
et des listes d’indépendants. ALGER (AFP)
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