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Ghana : Charles Blé Goudé arresté hier à Accra est toujours en détention

Publié: Jan 18, 2013 par admin Filed under: CĂ´te d'Ivoire Ghana

Selon nos informations, le Ghana tenterait d’exécuter un mandat d’arrêt de la CPI. Le mandat d’arrêt de la Côte-d’Ivoire visant Blé Goudé date en effet de février 2012, soit une année déjà. Par contre, le mandat de la CPI qui daterait aussi de la même période, ayant plus de valeurs que celui d’un État, tel que la Côte-d’Ivoire, Goudé pourrait prendre le chemin de la Haye, où se trouve déjà incarcéré son mentor Laurent Gbagbo. L’existence de plusieurs mandats de la CPI avait été déjà révélée par Connectionivoirienne.net et d’autres medias. En plus de Blé Goudé, le général Dogbo Blé avait été cité. La justice ghanéenne pourrait livrer Blé Goudé donc à la CPI, mettant ainsi la pression sur le gouvernement Ouattara, pour l’exécution du mandat contre Simone Gbagbo et d’autres personnalités du camp Ouattara, dont Chérif Ousmane, Eddy Meddy, Ben Laden etc. Selon certaines sources, Blé se rendait à une interview avec la chaîne française France 24, lorsqu’il s’est fait épingler ce jeudi 17 janvier 2013.

Hervé Coulibaly
Connectionivoirienne.net



Ghana : le président Mahama désigné par son parti candidat à la présidentielle

Publié: Aug 31, 2012 par admin Filed under: Ghana
Le président ghanéen John Dramani Mahama, le 30 août 2012 au stade Baba Yara de Kumasi ©AFP

Le président ghanéen John Dramani Mahama a été désigné jeudi par son parti, le Congrès national démocratique (NDC), réuni en congrès à Kumasi (centre-sud), candidat à l’élection présidentielle de décembre, après la mort de l’ex-président John Atta Mills.

M. Mills avait Ă©tĂ© intronisĂ© candidat Ă  sa réélection Ă  la tĂŞte du Ghana avant de dĂ©cĂ©der subitement Ă  68 ans en juillet.

Selon des responsables du parti, M. Mahama, seul candidat en lice, a obtenu une Ă©crasante majoritĂ©, avec 2.767 voix sur 2.781 suffrages exprimĂ©s.

Plus de 2.700 délégués, dont l’ancien président Jerry Rawlings étaient réunis à Kumasi, dans le centre-sud du Ghana, un bastion traditionnel de l’opposition où le NDC tente de percer, pour procéder au vote.

Avant le scrutin, M. Mahama, vĂŞtu d’un tee-shirt Ă  l’effigie de son prĂ©dĂ©cesseur, s’est engagĂ© Ă  assurer l’unitĂ© du NDC.

"La mort du président Mills a été un malheur, mais elle a ouvert de nouvelles opportunités pour que le parti travaille dur pour le développement général du pays", a-t-il déclaré.

"Je sais qu’il y a des désaccords au sein du parti depuis que nous sommes au pouvoir en 2008, mais je m’engage à assurer l’unité du parti", a-t-il poursuivi.

Des divisions sont apparues au sein du NDC au cours des dernières années.L’épouse de Jerry Rawlings s’était notamment opposée à John Atta Mills lors de primaires organisées en 2011, qu’il avait finalement remportées haut la main.

"Je promets que les élections de décembre seront pacifiques afin que le Ghana continue d’être un modèle d’espoir et de démocratie en Afrique.En tant que supporteurs de notre parti, je vous implore d’être vigilants pendant ces élections, mais de ne pas être violents", a-t-il encore déclaré.

M. Mahama, vice-prĂ©sident, avait prĂŞtĂ© serment en tant que nouveau chef de l’Etat jusqu’à l’organisation du prochain scrutin prĂ©sidentiel, conformĂ©ment Ă  la Constitution du pays.

John Atta Mills dirigeait depuis janvier 2009 cette ancienne colonie britannique devenue récemment un important producteur de pétrole.Jusqu’à présent la transition s’est faite sans accroc.

L’élection risque d’être serrĂ©e, selon des analystes, car M. Mills avait remportĂ© fin 2008 le prĂ©cĂ©dent scrutin d’une courte avance, moins de 1% des suffrages.

KUMASI (Ghana) (AFP)



Aéroport Kotoka d’Accra, vendredi dernier L’histoire de l’enlèvement / Opération digne d’une mafia

Publié: Aug 28, 2012 par admin Filed under: CĂ´te d'Ivoire Ghana

Justin Koné Katinan, dernier ministre du Budget du président Gbagbo (incarcéré à la Cpi, à la Haye), Porte-parole du plus illustre des prisonniers de cette cour, de nos jours, accompagné de l’avocate au Barreau de Paris, Me Lucie Bourthumieux, membre du conseil de Laurent Gbagbo, a séjourné en Afrique du Sud, du 19 au 24 août 2012, muni d’un visa régulier.
Au pays de Mandela, Katinan a eu des contacts très fructueux dans le cadre de la mission que lui a confiĂ©e l’ex-chef de l’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo. A l’issue de son voyage, il est arrivĂ© Ă  l’aĂ©roport International d’Accra Kotoka par un vol rĂ©gulier de la compagnie aĂ©rienne South African Airways. C’est Ă  sa sortie de l’aĂ©roport, après toutes les formalitĂ©s usuelles et dans l’attente de son chauffeur que  KonĂ© Katinan a Ă©tĂ© interpellĂ© par des policiers en civil.

 On dĂ©couvrira par la suite qu’ils sont d’Interpol Ghana. Ces derniers, notoirement soupçonnĂ©s chez eux dans un deal avec le rĂ©gime Ouattara et Ă  l’insu des autoritĂ©s GhanĂ©ennes, ont voulu remettre Katinan dans l’avion sudafricain par lequel il venait de rejoindre le Ghana. Objectif, le livrer en catimini aux autoritĂ©s d’Abidjan comme ce fut le cas du Commandant de gendarmerie Anselme SĂ©ka SĂ©ka (ex-responsable de la sĂ©curitĂ© de Mme Gbagbo) depuis l’aĂ©roport de LomĂ© (Togo).
L’avocate Bourthumieux s’y est opposée de manière très ferme et a clairement indiqué aux policiers que la destination finale de son client est Accra et non Abidjan. C’est sur ces discussions que la puce est mise à l’oreille des agents de la police de l’immigration de l’aéroport et ensuite du Bureau Nationale d’investigation (BNI, la DST ghanéenne). Là-bas, tous les policiers ghanéens paraissent surpris par ce qui ressemble visiblement à un enlèvement organisé par le pouvoir ivoirien avec la complicité manifeste de certains policiers d’Interpol Ghana.
A Accra, les rumeurs les plus persistantes font état d’une affaire de gros sous. Les Ghanéens en sont si persuadés qu’ils ont découvert que c’est précisément par les journaux pro-Ouattara à Abidjan que l’information de « l’arrestation de Katinan et de son extradition imminente sur Abidjan » a été rendue publique, notamment par le quotidien Le Patriote créé par le ministre de l’Intérieur de Ouattara, Hamed Bakayoko, journal porte-voix du pouvoir, dans son édition du samedi 25 aout 2012.
Toujours à Accra, les réfugiés ivoiriens traumatisés par cette information ont même appris qu’une grande effervescence joyeuse se serait emparée à Abidjan des organisateurs du coup fourré en territoire ghanéen.
A Abidjan, on a rapidement parlé d’affréter un avion spécial et d’y mettre le doyen des juges d’instruction du Tribunal du Plateau, Mme Cissé Makoni, pour finaliser, à Accra, les formalités judiciaires pour l’extradition illico presto de Koné Katinan, présenté comme un « activiste pro-Gbagbo pour qui sonnait la fin de cavale ». Cette information s’est avérée fausse, relevant purement de l’intoxication gouvernementale.
Mais trop tard, elle été malheureusement reprise par les médias internationaux (AFP, BBC, RFI et autres). Dans le fond, jusqu’au moment où nous mettions sous presse, aucun avion et ni juge n’ont été aperçus dans la capitale ghanéenne.

Le Ghana qui est un pays respectueux du droit et particulièrement jaloux de son indépendance et de sa souveraineté ne s’est jamais senti concerné ni influencé par les agitations émanant Abidjan. Selon les informations obtenues auprès des autorités ghanéennes, le kidnapping ivoirien en terre ghanéenne s’étant déroulé le week-end, Koné Katinan est simplement obligé d’attendre l’ouverture des bureaux pour être sûrement libre de ses mouvements et continuer à bénéficier de la protection constitutionnelle de l’Etat Ghanéen en qualité de refugié politique.
Car, la Constitution ghanéenne renforcée, par des lois pertinentes, interdit formellement l’extradition d’un refugié surtout pour des motifs politiques. Après le coup foireux de l’arrestation de Katinan au Cameroun, un honteux «bidonnage » diplomatique présenté en son temps, par Alassane Dramane Ouattara , lui-même, comme « une négociation avec le Président Camerounais Paul Biya en vue d’extrader » le porte-parole de Laurent Gbagbo, voici de nouveau une rocambolesque affaire d’enlèvement manqué. Une initiative éhontée montée sûrement avec l’argent du contribuable ivoirien.

Correspondance Ă  Accra (Ghana) de Yves Komenan

 

Digne d’une mafia

La rocambolesque affaire Koné Katinan survenue, vendredi dernier, à l’aéroport international Kotoka d’Accra, capitale du Ghana, pourrait constituer le scénario d’un film d’espionnage, éligible au box office. Avec un personnage mafieux (le gouvernement ivoirien) pris la main dans le sac d’une tentative d’enlèvement d’un opposant politique sur un territoire étranger. « Ce qui s’est passé est un véritable kidnapping manqué.

La Côte d’Ivoire est devenue un Etat voyou. C’est désolant ». Ce commentaire émanant d’un ancien ministre du gouvernement Gbagbo, exilé politique au Ghana, depuis avril 2011, restitue le sentiment général qui se dégage au su de l’affaire de la prétendue arrestation de Justin Koné Katinan que certains quotidiens proches du régime Ouattara avaient perçu comme un scoop.

Non seulement, c’en était pas un. Mais cette affaire dévoile davantage le visage hideux du régime qui dirige la Côte d’Ivoire, depuis le 11 avril 2011. Un Etat-policier, une dictature abonnée aux enlèvements, tortures, violations des droits humains, emprisonnements illégaux etc. En plus de ces dérives, le régime Ouattara est au centre, à la faveur de l’affaire Katinan, de forts soupçons de corruption.

Cela fait grand bruit à Accra où il est fait état d’une forte somme d’argent (plusieurs millions de fcfa) que certains policiers d’Interpol auraient perçu du régime Ouattara pour kidnapper Koné Katinan.

Aux dernières nouvelles, les policiers ghanéens d’Interpol qui ont tenté d’enlever le porte-parole du Président Gbagbo, vendredi dernier aux environs de 15h, à l’aéroport International Kotoka d’Accra, ont été sanctionnés par leur hiérarchie.

Argent sale (corruption) et pratiques peu orthodoxes. Tels sont les ingrédients d’une mafia. Dans l’affaire Katinan, tout ce cocktail semble être réuni.

Didier Depry didierdepri@yahoo.fr


Konaté Navigué interpellé puis relâché à Accra

Publié: Jun 7, 2012 par admin Filed under: CĂ´te d'Ivoire Ghana

Konaté Navigué, secrétaire national de la jeunesse du front populaire ivoirien (Fpi), en exil a été brièvement interpellé hier à Accra (Ghana). La nouvelle a vite fait le tour de la Côte d’Ivoire.
Les faits se sont dĂ©roulĂ©s hier matin Ă  Accra. KonatĂ© NaviguĂ© secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la jeunesse du FPI en exil, Ă  bord de son vĂ©hicule a remarquĂ© qu'il Ă©tait suivi dans la circulation par un vĂ©hicule. Flairant un coup, il prend une dĂ©viation. Le vĂ©hicule le suit toujours et ses occupants lui intiment l'ordre de s’arrĂŞter. Il obĂ©it. KonatĂ© NaviguĂ© est alors conduit Ă  la direction gĂ©nĂ©rale des douanes ghanĂ©ennes. On lui demande oĂą il a achetĂ© son vĂ©hicule. « Au Togo », rĂ©pond NaviguĂ©. Pourquoi l’immatriculation  du vĂ©hicule est-elle ivoirienne  et pas ghanĂ©enne ? NaviguĂ© très serein rĂ©pond  que c'est pour Ă©viter d'avoir Ă  rĂ©-immatriculer le vĂ©hicule une fois de retour en Cote d’Ivoire.  OĂą sont les papiers du vĂ©hicule ? demande le douanier. NaviguĂ© prĂ©sente tous les papiers, la police d’assurance et son permis international de conduire. Le responsable de la douane ghanĂ©enne reproche alors aux agents de l’avoir arrĂŞtĂ© abusivement. Il s'excuse  platement auprès de NaviguĂ© et le relâche  aussitĂ´t. 

Correspondance Particulière d’Yves Komenan  depuis Accra

Source : Notre voie


Alassane Ouattara demande à Accra d’arrêter des Ivoiriens réfugiés au Ghana

Publié: Mar 18, 2012 par admin Filed under: CĂ´te d'Ivoire Ghana

Le président ivoirien Alassane Ouattara a demandé jeudi à Accra d’arrêter des Ivoiriens réfugiés au Ghana, terre d’exil de nombreux proches du chef d’Etat déchu Laurent Gbagbo, dont certains coulent des jours paisibles malgré des mandats lancés par Abidjan.

Alassane Outtara (C) et  le prĂ©sident ghanĂ©en John Atta Mills (D) le 6 septembre 2011 Ă  Accra

ArrivĂ© dans la capitale ghanĂ©enne dans la matinĂ©e, M. Ouattara s’est entretenu avec son homologue John Atta Mills et a rencontrĂ© la communautĂ© ivoirienne du Ghana avant de repartir en dĂ©but de soirĂ©e, ont constatĂ© des journalistes de l’AFP.

Selon une dĂ©claration conjointe des deux prĂ©sidents, M. Ouattara "a demandĂ© au Ghana d’envisager la mise en oeuvre du mandat (prĂ©voyant) le gel des comptes et l’application des mandats d’arrĂŞt Ă©mis contre des personnes prĂ©sumĂ©es coupables d’actes criminels commis durant la crise poste-Ă©lectorale ivoirienne".

Le Ghana a accepté d’étudier cette requête, ajoute le texte, et une réunion entre responsables de la sécurité des deux pays devrait bientôt se tenir à Abidjan.

Il s’agissait du premier voyage officiel de M. Ouattara chez son voisin de l’est, près de six mois après la fin de la crise nĂ©e du refus de M. Gbagbo de reconnaĂ®tre sa dĂ©faite Ă  la prĂ©sidentielle de novembre 2010, qui a fait quelque 3.000 morts selon l’ONU.

Des milliers d’Ivoiriens se sont réfugiés au Ghana, parmi lesquels de nombreux partisans du président déchu Laurent Gbagbo.

Un accord tripartite prévoyant le rapatriement des exilés a été signé jeudi par le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés, lors d’une cérémonie en présence de MM.Atta Mills et Ouattara.

S’adressant à quelque 1.500 compatriotes rassemblés dans un centre de conférence d’Accra, Alassane Ouattara a lancé un appel pour qu’ils "rentrent au pays" désormais "en paix".

"Venez apporter votre contribution au développement de notre pays car c’est ce développement qui va accélérer la réconciliation et le pardon (...) N’ayez pas peur (...) la Côte d’Ivoire est maintenant un Etat de droit", a-t-il lancé.

"Ceux qui ont commis des crimes de quelque nature que ce soit, la justice ne sera pas abusive", a-t-il assuré.

Une délégation de personnalités pro-Gbagbo réfugiées au Ghana devait participer à la rencontre, mais elle est repartie peu après son arrivée au centre de conférence, semble-t-il après avoir constaté qu’elle n’aurait pas d’entretien particulier avec le président, contrairement à ce qu’elle prévoyait.

Alors que des dizaines de figures du régime déchu, dont Laurent Gbagbo lui-même, sont détenues en Côte d’Ivoire, des cadres politiques et d’anciens militaires de son bord se sont installés à Accra.

Une "Coordination du Front populaire ivoirien (FPI, parti de M. Gbagbo) en exil" a ainsi Ă©tĂ© montĂ©e, sous la direction d’Assoa Adou, un ancien ministre.Le porte-parole de l’ex-chef d’Etat, Justin KonĂ© Katinan, qui fut son ministre du Budget en pleine crise, signe ses communiquĂ©s virulents depuis la capitale ghanĂ©enne.

Dans la matinĂ©e, M. Katinan avait estimĂ© auprès de l’AFP que la rencontre avec M. Ouattara serait "une occasion pour exposer nos souffrances et ce que nous attendons des nouvelles autoritĂ©s ivoiriennes".

L’activisme à ciel ouvert du camp Gbagbo à Accra agace le nouveau régime ivoirien, avaient indiqué des sources concordantes avant la visite.

"Ce qui irrite le pouvoir, c’est surtout le fait que des pro-Gbagbo se baladent à Accra alors que des mandats d’arrêt ont été émis par la justice ivoirienne à l’encontre de certains d’entre eux", avait expliqué à l’AFP une source diplomatique occidentale.

"Ouattara vient mettre la pression sur Atta-Mills", avait-elle estimé avant la visite.

A Abidjan, on en veut particulièrement au toujours influent Jerry Rawlings, ex-président ghanéen et proche de Laurent Gbagbo, soupçonné de jouer un jeu ambigu depuis la crise et de protéger les pro-Gbagbo.

© 2011 AFP


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